14 novembre 2010

Il y a un an... #3 : Premier regard

Il y a un an, un samedi matin d'automne... Le rencontrer. 
Le 14 novembre de toutes les premières fois. 
 Et depuis, combien de regards, de tétées, de tendresse?

On s'était posé mille questions en l'attendant, 
allions-nous "nous en sortir", garder la tête hors de l'eau avec quatre enfants? 
pourrions-nous avoir dans la famille assez d'espace, de temps, d'attention pour chacun ? 

Il a fait sa place parmi nous, et comment. 
Une année de bonheur... 
Bon anniversaire mon Félix ! 

11 novembre 2010

Anniversaire

Elle a eu quatre enfants en six ans,
trois garçons et une fille,
la petite dernière, moi.

Elle a fait avec nous ces masques et tant d'autres choses,
jeux, histoires, bricolages,
déguisements, "tableaux de vacances", aventures et j'en passe.

Elle ne ressemblait pas aux mères de mes copines et j'aimais ça
(enfin, soyons honnêtes, pas toujours, 
cela me fait sourire aujourd'hui).

Elle a aujourd'hui onze petits-enfants.
Elle leur ouvre les bras et ils s'y jettent,
Mamino est pour eux la plus tendre, la plus accueillante, la plus bienveillante des grands-mères.
Elle les adore et ils le lui rendent bien, chacun des onze,
même les deux petits nés là-bas de l'autre côté de l'Atlantique et qu'elle rend présents tant qu'elle peut.

Je l'aime et ne sais pas toujours comment le lui dire ou le lui montrer,
parce que je suis sa seule fille et qu'elle est ma seule mère 
et qu'entre mère et fille, je crois, c'est toujours compliqué.
Je lui ressemble, je le sais, et pas seulement physiquement.
Nous sommes semblables mais pas pareilles
et nos relations sont loin d'être toujours faciles,
mais elle m'a transmis des valeurs et un regard sur la vie qui me constituent profondément.

Je suis convaincue que c'est une personne dont l'énergie et la générosité sont exceptionnelles,
vraiment, ob-je-cti-ve-ment.

Aujourd'hui, elle a eu 70 ans, nous l'avons fêtée, entourée, 
mais pas assez remerciée je crois, 
et je voulais lui rendre hommage...

10 novembre 2010

Il y a un an... #2

D'autres souvenirs, comme des petites bulles qui remontent à la surface...

L'escalier poncé, vitrifié, peint par mes soins pendant ces semaines de "repos" prénatal (!). Le soir où je l'ai considéré comme "fini" et où avec les enfants on l'a décoré de bougies pour le mettre en valeur, atmosphère magique dans le soir qui tombait.
La soirée "gaufres sans Papa", retenu au bureau.
Le jour où Romane a rassemblé au milieu de sa chambre tous ses animaux en peluche, s'est couchée sur eux pour les arroser de ses larmes, en criant "je ne veux pas que Bidule prenne mes doudous"... 
Le CD de Joe Dassin qu'on écoutait en boucle dans la voiture à cette période, les enfants qui chantaient avec le disque Les petits pains au chocolat.
La visite à la bibliothèque jeunesse du quartier, un jour où je me sentais légèrement euphorique, avec mes caisses de livres, mon gros bidon et mes trois gamins rayonnants, déjà fiers de leur futur petit frère. Les regards sur moi, les sourires que je rendais... que je distribuais.
Les petites voisines (presqu')aussi impatientes et joyeuses que nos enfants.
L'après-midi "soins de beauté et relooking" entre copines, à quelques jours de la fin de ma grossesse. Un des plus beaux cadeaux de naissance que j'aie jamais reçus je crois, et certainement le plus original. Un autre jour plutôt euphorique, d'ailleurs. La surprise un peu effrayée des enfants à découvrir ma "nouvelle tête". Les yeux brillants de mon homme, par contre, quelques heures plus tard, découvrant que sa femme avait rajeuni de dix ans. ;-)
La dernière brocante, entre copines aussi, bourse aux jouets dont j'ai ramené le petit tableau noir qui a servi pour les faire-part.
Mme La Dilettante, à quelques rues de chez moi, son sourire, sa petite déjà dans ses bras, enroulée dans la couverture bleu horizon au point mousse, alors que quelques jours plus tôt on comparait encore nos gros ventres...
Jusqu'au tout dernier jour, mon vélo pour les petites courses dans le quartier.
Le minuscule pyjama en éponge velours taupe, à petits boutons de nacre, rajouté dans la valise le jour de son achat qui était aussi, (et cela je ne l'ai su qu'après, bien sûr), la veille de sa naissance. Il l'a donc porté le surlendemain, ce pyjama, pour rentrer à la maison...

Une grande et belle vague de tendresse qui nous portait et nous enveloppait...

Et Joe Dassin encore :
"Qu'est ce qu'on était fous, 
qu'est-ce qu'on s'en foutait, 
qu'est-ce qu'on était bien"
:-)

9 novembre 2010

Il y a un an...

Il y a un an c'étaient les derniers jours avant sa naissance... 
Des plans faits et refaits pour garder les grands, pour que tout soit prêt. 
Un petit coin de chambre qui devenait le sien, lui qu'on appelait encore Bidule
Un petit lit qui n'attendait que lui...

La valise pour la maternité, refaite dix fois, cent fois (alors que j'y ai passé à peine 24 heures...)
Les touts-petits vêtements soigneusement choisis, pliés et dépliés, respirés, en rêvant à notre rencontre...
Les journées douces et si calmes une fois le congé de Toussaint passé, 
les enfants retournés à l'école, et l'homme au boulot... 
L'impatience qui commençait à monter...
Dans un début de semaine où la rentrée est bien là, entre les exigences du boulot et celles de la maison, je repense beaucoup à ces moments-là... 
J'ai passé presque six mois à la maison, à attendre "Bidule", puis à prendre soin de Félix, de ses deux frères et de sa soeur, de son Papa et de moi :-)   Parenthèse enchantée, j'en ai déjà parlé ici... Ces jours-ci cela fait sept mois que j'ai repris le boulot... La transition à mi-temps, prévue pour un an, est en phase d'achèvement... Mais comme je l'écrivais ce soir chez Marie, les souvenirs de ces moments-là sont comme un petit feu de braises qui brûle et nous réchauffe encore... 

3 novembre 2010

Vacances de Toussaint #2 : L'automne à W.

L'air frais qui pique et rougit les joues. Les petits matins dans la brume. Le grand calme du village, ses petits bruits, un chien qui aboie, le train qui passe au loin.
Sortir. Faire un feu dehors, ramasser des pommes dans le verger voisin, sauter dans les flaques, courir sur les petits chemins de la forêt.
La douce chaleur du poêle à bois au retour.
Le soir qui tombe tôt, longues soirées sous la lampe : uno, scrabble, memory. Se retrouver.
Des images, des couleurs, des lumières pour se remplir les yeux...


31 octobre 2010

Vacances de Toussaint

On a survécu à ces neuf semaines depuis la rentrée. Ouf. On a bien (et beaucoup) travaillé, les enfants aussi, ils ont ramené trois magnifiques bulletins. Même Félix est maintenant bien rôdé au rythme crèche et y passe des journées " 10/10" d'après ses puéricultrices...
Alors ce premier week-end des vacances, c'était un week-end pour se gâter. Commencer par un goûter avec la charmante famille Marmotte. Pendant que mon amoureux décompressait avec ses collègues, accueillir pour un soir les enfants de la Dilettante. Grande tablée du soir, grande tablée du matin. :-)
Emmener Romane en ville pour un petit tour de shopping du samedi et une gaufre comme moi quand j'étais petite (j'adorais ça). Offrir un ciné aux trois loulous et profiter de mon après-midi pour aller me balader au Châtelain, pousser enfin la porte de la boutique Little Circus. Bavarder avec mo', faire connaissance et en même temps c'était comme si on se connaissait déjà... Se laisser tenter par une petite folie et jouer à St Nicolas avant l'heure... ;-)
Passer du temps tranquille à la maison. Sans se presser, sans se préoccuper d'organisation-ménage-lessive. Sortir en famille prendre l'air. Se gâter de beaux livres. Et plonger au Parc de Bruxelles dans tout l'or de l'automne...
 Rentrer en bavardant, dans la lumière du soir qui tombe...
On part demain pour quelques jours au vert... Respirer...

27 octobre 2010

Balade dans la ville

Accueillir les copains. Dire oui. Partir en balade dans la ville, avec deux poussettes, trois vélos. Croiser des regards amusés. D'autres franchement réprobateurs. Laisser glisser...
Poser un regard plein de tendresse sur Blanche et Félix, les presque jumeaux, qui deviennent copains...
Me sentir toute émue d'entendre le copain de Martin me demander si on est vraiment riches? en voyant les vélos alignés dans le garage... Me dire que oui, sans doute... et riches de tant de choses. Me sentir du coup pleine de gratitude...